Les vacances parlementaires constituent, selon la Constitution de la RDC, une période durant laquelle les députés nationaux sont censés retourner dans leurs circonscriptions électorales pour maintenir le contact avec l’électorat, recueillir les préoccupations et attentes de la population, évaluer l’impact des politiques publiques et préparer les travaux futurs du Parlement. Cette phase est perçue comme essentielle pour le renforcement de la démocratie représentative et de la redevabilité des élus. Le présent sondage, réalisé du 10 au 21 mars 2026, a permis d’évaluer la perception de la population sur le respect de cette mission de proximité par les députés nationaux durant la période de vacances parlementaires écoulée. L’étude a été menée par collecte physique de données par les enquêteurs sur terrain et par participation électronique via un lien diffuser dans les régions pilotes ciblées, soit les villes suivantes : Bandundu-ville, Boende, Boma, Buta, Gbadolite, Gemena, Gungu, Inongo, Isiro, Kabinda, Kalemie, Kananga, Kenge, Kikwit, Kindu, Kinshasa, Kisangani, Kolwezi, Likasi, Lubumbashi, Lusambo, Matadi, Mbandaka, Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Tshikapa, Uvira.
Il ressort des données recueillies un scepticisme généralisé sur le retour effectif des élus dans leurs bases une très large majorité des répondants (79 %) estime que les députés nationaux ne retournent pas auprès de l’électorat pour recueillir les préoccupations et attentes de la population.
Cette perception négative s’explique principalement par l’absence quasi totale d’activités de proximité durant les vacances parlementaires, telles que :
- Organisation de meetings ou conférences publiques
- Tenue de réunions communautaires
- Réception de courriers ou doléances
- Échanges directs pour écouter et recenser les problèmes locaux
Niveau de confiance dans la mission représentative des députés
Seulement 23 % des personnes interrogées se disent confiantes dans la mission des députés nationaux à représenter leurs voix au sein du Parlement.
À l’opposé, 66 % affirment explicitement ne pas avoir confiance en les parlementaires nationaux. 11 % adoptent une position mitigée (ni confiance ni défiance marquée).
Ces chiffres traduisent un fort déficit de confiance et un sentiment croissant de déconnexion entre les élus et la population, à cause de la présence limitée des élus sur le terrain. À titre indicatif, certains députés ont été cités les répondants comme ayant effectué des descentes sur le terrain (activités de proximité observables) durant les vacances parlementaires. Cependant, selon le quota d’échantillonnage appliqué par ville, la faible présence globale des élus dans leurs circonscriptions respectives renforce le scepticisme ambiant et alimente le sentiment d’abandon de la part de l’électorat.
FICHE TECHNIQUE
| Type d’Etude | Quantitative |
| Méthode de récolte des données | Interview face à face sur base d’un questionnaire électronique et par participation électronique |
| Matériel utilisé | Smartphone |
| Villes | Bandundu-ville, Boende, Boma, Buta, Gbadolite, Gemena, Gungu, Inongo, Isiro, Kabinda, Kalemie, Kananga, Kenge, Kikwit, Kindu, Kinshasa, Kisangani, Kolwezi, Likasi, Lubumbashi, Lusambo, Matadi, Mbandaka, Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Tshikapa, Uvira. |
| Période d’enquête | Du 10 au 21 mars 2026 |
| Echantillons | 4 720 personnes ayant voté lors des élections législatives du 20 décembre 2023, les deux sexes confondus. |
| Méthode de sélection des répondants | Interception en rue mixte avec participation volontaire en ligne |
| Interprétation des résultats | Tests de significativité au seuil de 5 % (α = 0,05), correspondant à un niveau de confiance de 95 %, effectués par le logiciel Stata |







